Le gouvernement togolais a procédé à une nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte marqué par l’effritement du panier de la ménagère.
La décision a été rendue publique le 27 mai 2026, à travers un arrêté interministériel.
Désormais, le litre de super sans plomb à la pompe est à 725 FCFA, le mélange 2 temps à 811 F CFA, le gas-oil à 750 FCFA et le pétrole lampant à 1040 FCFA.
Une hausse allant de 5,4% à 60 % sur les produits pétroliers qui sans nul doute, sera répercutée sur les prix des denrées et provoquera une inflation généralisée dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur le pouvoir d’achat des Togolais.
En effet, le prix du litre de super sans plomb est à 725 FCFA contre 680 FCFA, soit une hausse de 45 FCFA correspondant à une augmentation de 6,6% ; le mélange 2 temps passe de 769 FCFA à 811 FCFA, soit une hausse de 42 FCFA correspondant à une augmentation de 5,4% ; le gas-oil passe de 695 FCFA à 750 FCFA, soit une hausse de 55 F CFA correspondant à une augmentation de 7,9% alors que le pétrole lampant qui était à 650 F CFA grimpe à 1040 FCFA, soit une hausse de 390 F CFA correspondant à une augmentation de 60%.
Outre ces augmentations du prix du carburant sus mentionnées, l’arrêté précise à son article 2 que : pour les points éloignés des pompes, les prix indiqués seront majorés de 20 FCFA au maximum par les directions régionales du commerce et du contrôle de la qualité.
Cette nouvelle grille tarifaire représente une augmentation notable pour les consommateurs togolais qui doivent faire face à une augmentation des tarifs de transport et une flambée des prix des denrées de première nécessité sur le marché.
Or des partis politiques et organisations de la société civile n’ont de cesse tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives d’une augmentation du prix des produits pétroliers en proposant au gouvernement des leviers sur lesquels agir pour l’éviter.
La lutte contre la corruption endémique, le détournement des deniers publics et les flux financiers illicites, la réduction du train de vie du gouvernement et la gestion rigoureuse des sociétés d’Etat figurent en bonne place de ces leviers, sans oublier la gabegie et la concussion érigées en règle de gouvernance administrative.
Compte tenu du faible taux d’électrification de nos villages et hameaux, la couche la plus affectée par cette nouvelle grille des prix des produits pétroliers reste, à n’en pas douter, la population paysanne assujettie à l’usage du pétrole lampant qui vient de connaitre une augmentation exponentielle de 60%. Ce qui dénote un échec cuisant du mandat social que Faure Gnassingbé a miroité au peuple togolais des décennies durant.
Vivement que le gouvernement daigne alléger la souffrance des populations les plus vulnérables.
Isidore Akollor
